Introduction
« Prends garde au présent que tu crées, car il doit ressembler au futur dont tu rêves »
Telle est la phrase en exergue d’un petit livre-film qui vient de sortir « Les sentiers de l’utopie », à la Découverte. Cette citation pose la question de savoir s’il est encore possible de rêver aujourd’hui. Austérité, précarité, flexibilité. L’avenir semble bouché et plombé. « There is no alternative » scandaient les néo-libéraux Thatcher et Reagan dans les années 80. Pas d’alternative au capitalisme, vraiment ? Pour cette émission, la Langue des bois vous dira que oui, une alternative au capitalisme est non seulement nécessaire au vu de la facture que les peuples paient aujourd’hui suite à la crise des subprimes, mais qu’elle est possible. Ici et maintenant. Vous en doutez ?
Nos invités vous montreront que l’on peut penser les rapports de travail autrement que dans un rapport hiérarchique entre patrons, petits chefs et exécutants. Nous verrons que l’on peut penser le rapport à son logement autrement que sous la forme d’un rapport de locataire à propriétaire. La solution ? La coopérative et l’autogestion. De vieilles recettes qui ne marchent pas dites-vous. Des niches particulières et tolérées si elles ne remettent pas en question de façon globale le capitalisme soupirez-vous. C’est ce qu’on va voir. Nous allons nous intéresser à celles et à ceux qui essaient de faire vivre des alternatives concrètes, des utopies au quotidien. Nous allons donc parler autogestion et coopérative. Nous verrons avec nos invités comment, à leur petite échelle, ils font vivre leur petite entreprise, comment ils et elles font germer les graines d’utopie.
Invité-e-s
· Anne Dürr, libraire à la Librairie du Boulevard, société coopérative autogérée à Genève
· Sébastien Volery, responsable des financements pour la Romandie à la Banque Alternative à Lausanne ;
· Eric Studer, locataire et président de la Coopérative d'habitation de la Valsainte à Vevey
Aminateurs et producteurs
Melaine Laesslé et Yves Sancey





