13 avril 2010 - Comment faire du bruit sur la scène musicale romande ?
Introduction
Dans cette émission, ne reculant devant aucune prise de risque, la Langue des bois s’intéresse à la scène des musiques actuelles en suisse romande, et surtout, aux artistes qui s’y produisent. Des musiciens suisses romands, il y en a beaucoup pour un territoire pas plus grand que Nord-Pas-de-Calais par exemple. 400, selon une dernière estimation. On les croise parfois au détour d’un festival ou en première partie d’un concert qu’on voulait absolument aller écouter. Leurs prestations, souvent accueillies avec la bienveillance qui leur est due, se terminent en général par la remarque d’un ami du genre...ouais, c’étais pas mal pour des artistes suisses accompagné d’un sympa ou d’un bonnard voire d’un plus sophistiqué c’était cool, le batteur y tabassait... Des fois pourtant, c’est une véritable découverte, un concert nous surprend radicalement par sa créativité et les nouveaux territoires musicaux et expressifs qu’il explore.
Mais cette description correspond peut être plus à l’ancienne scène musicale romande. Car les choses semblent bouger depuis peu. La musique de nos contrées aurait paraît-il le vent en poupe. Elle est en tout cas plus diffusée sur les ondes des radios publiques, plus programmées sur les scènes et les festivals romands, suisses, voire européens. Elle est mieux reconnue en somme. La musique, devient même l’un des piliers du marketing urbain de nos villes, une vitrine internationale pour notre bout de pays. Certains n’hésitant pas à la promouvoir en compagnie du learning center, de Didier Chuche ou de notre industrie horlogère comme un label de qualité, la swiss touch, le swiss made. Nous assistons, semble-t-il donc, à la naissance d’un véritable secteur économique, qui calcule son chiffre d’affaires annuel, revendique ses places de travail, et crée des filières de formation en management et gestion culturelle.
Ce mouvement vers une plus grande professionnalisation est sans doute louable, créant plus d’opportunités pour certains artistes de faire évoluer leurs carrières dans un environnement pour le moins compliqué. Mais ne risque t on pas à terme de faire disparaître une scène un peu plus artisanale, diversifiée, créative et basée sur des structures associatives ? Sommes nous en train de nous diriger vers une musique romande mainstream et plus rassurante pour les organismes de subventionnement et de mécénat ? En somme, que se passe t il exactement sur la scène musicale suisse romande ?
Emission suivie d'un concert live de Lune Palmer www.myspace.com/lunepalmer
Invité-e-s
Guillaume Conne, guitariste du groupe Rosqo
Benoît Moreau, compositeur, musicien, président de l'Association Rue du Nord, organisateur du Festival Rue du Nord.
Valérie Niederoest, co programmatrice du Club Rock Le Romandie à Lausanne, guitariste-chanteuse du groupe Toboggan.
Christophe Schenk, collaborateur à l'Hebdo comme chroniqueur musical, écrivain.
Lune Palmer, www.myspace.com/lunepalmer
Aminateurs et producteurs
Site internet
Bon pour les oreilles, le blog musique de l'Hebdo, par Christophe Schenk
Association Rue du Nord, musiques improvisées et expérimentales
FCMA, Fondation romande pour la chanson et les musiques actuelles
Artos, le site romand du spectacle
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Mis à jour (Mercredi, 21 Avril 2010 15:57)


